Vendredi 21 décembre 2007
publié dans : Réponses à vos "com"

Jean Bruller, né le 26 février 1902 à Paris, mort le 10 juin 1991 à Paris, est un écrivain et illustrateur français, résistant durant la Seconde Guerre mondiale.

Il prend le pseudonyme de Vercors qui est le nom d'un massif montagneux et d'un maquis célèbre.

En 1941, il co-fonde, avec Pierre de Lescure, les Éditions de Minuit, maison d'édition clandestine et y publie sa nouvelle "Le Silence de la Mer" en 1943.

Le Silence de la mer, veut évoquer une résistance muette au bord des cris, le symbole même de la lutte silencieuse de Vercors :

En 1941, au début de l'Occupation, un officier allemand, épris de culture française, est « hébergé » (logé de force) chez une famille comprenant un vieil homme et sa nièce. Par des monologues prônant le rapprochement des peuples et la fraternité, il tente, sans succès, de rompre le mutisme de ses hôtes dont le patriotisme ne peut s'exprimer que par ce silence actif. Quand l'officier se rend compte que le rapprochement des peuples, prétendu par la propagande nazie de l'époque, n'est qu'une duperie, il décide par dépit de s'engager sur le front de l'Est.

 

Emmanu : les commentaires d’Aurélie n’ont rien à voir avec la note. C’est une réponse à un « com » que j’avais laissé sur son blog. Quant à MissChris, elle me taquine : j’aurais dû lui parler de ce livre plus tôt sans doute, pour sa culture perso. Tu lui demanderas des explications si tu veux J

 

A tous : si vous ne connaissez pas cette nouvelle, c’est qu’elle est ancienne, démodée, plus aux programmes scolaires sans doute. Maintenant c’est Guy Moquet, que je respecte, mais des résistants, il y en a eu tellement ! Dans les magasines, on ne parle plus que des best-seller ou des derniers livres sortis.

Voilà pourquoi je déteste l’expression « conflit de générations ». Je pense que les plus anciens ont à transmettre des connaissances de leur époque aux plus jeunes, et en retours apprennent des plus jeunes la modernité qui arrive.

Amitié et bisous à tous !

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Mercredi 19 décembre 2007
publié dans : Films TV Cinéma

A la télévision, hier soir, j’ai regardé une deuxième fois et avec le même plaisir ce téléfilm réalisé d’après le livre écrit par VERCORS.
L’adaptation ne m’a pas du tout déçue. Bien au contraire, elle est d’une rare qualité, et a fait revivre les sentiments que j’avais ressentis alors, en classe de seconde, quand un professeur de français nous l’avait donné à lire et à étudier ensembles. Pour moi, un coup de foudre littéraire : l’histoire est magnifique et je ne l’ai jamais oubliée.
Il y a dans ce livre de nombreuses réflexions « visionnaires » quant à l’avenir de ces deux pays que sont la France et l’Allemagne, qui s’affrontaient alors. J’ai relu ce livre plusieurs fois et je l’ai offert aussi.
Il est d’autant plus remarquable, qu’il a été écrit par un grand résistant.
Il a su voir, qu’au cours d’une occupation illégitime et terrible d’un territoire, il y a chez l’occupant des êtres capables de sentiments nobles, tels que la courtoisie, l’honneur, le respect, la sensibilité et aussi l’amour.
De même, dans le camps des « offensés » il y a des personnes d’une grande dignité, qui résistent à leur manière, mais qui ne peuvent rester insensibles à ces sentiments, puisqu’ils les vivent eux-même.
Une belle et poignante histoire d’amour, racontée à une époque où on rasait encore des femmes soupçonnées de « collaboration horizontale », une époque encore brûlante de haine et de fureur, qu’il faudra des années et le travail d’hommes et de femmes de bonne volonté pour les apaiser.
Silence.jpg

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Mercredi 19 décembre 2007
publié dans : Réponses à vos "com"

Chris : oui, bonne mémoire, c'était Yoyo (Yolande, plus petite encore que moi !) qui m'apportait du houx en décembre. On s'est "perdue de vue"...

Pierrix : on appelle ces souvenirs "nos madeleines de Proust" et Eddy Mitchel chantait "il y a toujours un coin qui me rappelle"... C'est aussi ce que disait le Renard au Petit Prince : avant, tous les champs de blé étaient les mêmes, maintenant, à chaque fois que je verrai un champ de blé, je penserai à toi. Quand des petites choses sont reliées à des souvenirs de bonheur, de petites joies, de sentiments d'amitié ou d'amour, elles prennent une valeur inestimable. C'est ce qui nous construit, et nous donne à chacun d'être unique au monde. Je ne connaissais pas le sens de "saudad". Merci de me l'avoir appris.

Michel : c'est aussi la preuve qu'on peut faire plaisir, et offrir des cadeaux sans parler de "pouvoir d'achat"...

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